Socle technique et plateformes
Les réponses apportéesEntre la machine et l'application, il y a le socle : le cloud où l'on déploie, les couches de virtualisation et de conteneurs qui découpent les serveurs, le système d'exploitation qui fait tourner le tout. C'est la couche des grands basculements récents — rachat de VMware, fin de Windows 10, hégémonie des trois hyperscalers — et celle où le logiciel libre donne à l'Europe ses meilleures cartes.
Elle se mesure à quatre capacités :
Là où la souveraineté demande qui contrôle, l'autonomie stratégique demande de quoi l'Europe est capable seule. Pour chacune des trois couches du socle, cette section présente les réponses apportées — offres qualifiées, alternatives libres et décisions déjà engagées par l'Europe et la France.

Cloud
Trois hyperscalers américains concentrent plus des deux tiers du marché européen, mais l'Europe a une réponse structurée : des offres qualifiées SecNumCloud (OVHcloud, Outscale, Cloud Temple…), la doctrine « cloud au centre » et, depuis 2026, les niveaux de souveraineté du Cloud and AI Development Act dans la commande publique.

Virtualisation, conteneurisation
Le rachat de VMware par Broadcom et l'explosion des tarifs qui a suivi ont rappelé la leçon : un hyperviseur propriétaire est un point de dépendance totale. La réponse existe et elle est libre — Proxmox VE (Autriche), XCP-ng (Vates, France), OpenStack et KVM, Kubernetes pour les conteneurs.

Systèmes d'exploitation
Les serveurs du monde tournent déjà majoritairement sous Linux ; le poste de travail reste le bastion de Windows. La fin de Windows 10 et le matériel qu'elle condamne ont rouvert la question — et les migrations qui tiennent (GendBuntu, Schleswig-Holstein) montrent la méthode.