Services numériques et applications
Les réponses apportéesC'est la couche que tout le monde voit : les outils du quotidien — écrire, se parler, se réunir, gérer. C'est aussi celle où la dépendance est la plus massive (Microsoft 365, Google, WhatsApp, Teams, SAP, Salesforce) et où, paradoxalement, les alternatives souveraines et libres sont les plus mûres : ici, l'autonomie est d'abord une question de décision.
Elle se mesure à quatre capacités :
Là où la souveraineté demande qui contrôle, l'autonomie stratégique demande de quoi l'Europe est capable seule. Pour chacune des trois familles de services, cette section présente les réponses apportées — briques publiques, éditeurs et logiciels libres déjà déployés par l'Europe et la France.

Messagerie, visioconférence
La France est le pays d'Europe le mieux équipé pour parler sans WhatsApp ni Teams : Tchap sur le protocole Matrix, Visio imposée aux ministères par la circulaire de 2026, Olvid qualifiée par l'ANSSI — et la circulaire de 2023 qui a osé nommer les outils interdits.

Bureautique, collaboratif
Le domaine où le libre est le plus mûr et le moins utilisé — jusqu'à maintenant : La Suite numérique remplace Microsoft 365 brique par brique (Docs, Grist, Fichiers), l'Allemagne fait de même avec openDesk, et les migrations qui tiennent — gendarmerie, Schleswig-Holstein — ont livré la méthode.

Applications métiers, ERP, CRM
Le verrou le plus profond : quinze ans de paramétrage ne s'exportent pas en CSV. La réponse tient au double critère souverain et libre — Axelor, Dolibarr, Crème CRM, Publik — outillé par le SILL, code.gouv.fr et la préférence pour le libre dans la commande publique.