Infrastructures critiques
Les réponses apportéesLes infrastructures critiques sont le premier test de l'autonomie stratégique : sans câbles que l'on sait poser et réparer, sans satellites que l'on lance soi-même, sans centres de données sur son sol, aucune autonomie n'est possible sur les couches supérieures du numérique.
Elle se mesure à quatre capacités :
Là où la souveraineté demande qui contrôle, l'autonomie stratégique demande de quoi l'Europe est capable seule. Pour chacune des trois infrastructures, cette section présente les réponses apportées — programmes, capacités industrielles et décisions déjà engagés par l'Europe et la France pour s'équiper.

Câbles sous-marins
L'Europe possède un champion mondial de la pose — Alcatel Submarine Networks, repris par l'État français en 2024 — mais une flotte de réparation vieillissante et des câbles neufs de plus en plus financés par les géants américains du numérique.

Satellites
L'Europe a Galileo et Copernicus, deux réussites mondiales ; elle n'a ni constellation de communication opérationnelle avant IRIS² (2030), ni lanceur réutilisable, ni cadence de lancement comparable à celle de Starlink.

Centres de données
L'Europe manque de capacité : 3 % de la puissance de calcul mondiale, des hyperscalers américains qui construisent l'essentiel des nouveaux sites, et une contrainte énergétique qui décidera de tout.