Données, standards et interopérabilité
Les réponses apportéesLes données sont ce que tout le reste sert à produire, transporter et protéger — et ce qu'on perd en dernier, définitivement. Leur autonomie tient à trois questions : où sont-elles et sous quel droit ; survivraient-elles à une panne, une attaque ou un départ de fournisseur ; et pourra-t-on encore les lire dans trente ans.
Elle se mesure à quatre capacités :
Là où la souveraineté demande qui contrôle, l'autonomie stratégique demande de quoi l'Europe est capable seule. Pour chacune des trois briques, cette section présente les réponses apportées — cadres juridiques, outils libres et décisions déjà engagés par l'Europe et la France.

Gouvernance, localisation
Le RGPD a donné à l'Europe la première loi du monde sur les données ; le Data Act et la loi SREN ajoutent le droit d'en sortir et l'obligation d'héberger le sensible hors de portée des lois extraterritoriales. Reste à l'appliquer — c'est la doctrine française du « cloud au centre » et de SecNumCloud.

Stockage, sauvegardes
La sauvegarde est la dernière ligne de l'autonomie : face au rançongiciel comme au fournisseur qui ferme, ne survivent que ceux qui peuvent restaurer. Les briques libres — Ceph, ZFS, Restic, Borg — et les hébergeurs européens permettent de la garder entièrement chez soi.

Formats ouverts, interopérabilité
Un fichier dans un format propriétaire est une donnée en location. Les formats normalisés — ODF pour les documents, les standards du web, les API ouvertes — garantissent qu'on pourra relire, migrer et faire dialoguer : c'est l'assurance-vie silencieuse de toutes les autres autonomies.