Équipements et composants
Les réponses apportéesAprès l'infrastructure vient la machine : les puces qui calculent, les serveurs et les équipements réseau qui font tourner les centres de données, les terminaux entre toutes les mains. C'est la couche où la dépendance de l'Europe est la plus profonde — et où ses réponses sont les plus industrielles.
Elle se mesure à quatre capacités :
Là où la souveraineté demande qui contrôle, l'autonomie stratégique demande de quoi l'Europe est capable seule. Pour chacune des trois familles d'équipements, cette section présente les réponses apportées — programmes, capacités industrielles et décisions déjà engagés par l'Europe et la France pour s'équiper.

GPU, processeurs, semi-conducteurs
L'Europe détient un monopole mondial — les machines de lithographie ASML, sans lesquelles aucune puce avancée n'existe — mais fabrique moins de 10 % des semi-conducteurs mondiaux et aucun GPU d'intelligence artificielle.

Serveurs, réseau, stockage
Le marché des serveurs et du stockage est américain et chinois, mais l'Europe garde des atouts rares : OVHcloud assemble ses propres serveurs à Croix, Eviden construit les supercalculateurs BullSequana, et Nokia comme Ericsson comptent parmi les trois équipementiers réseau mondiaux.

Terminaux, objets connectés
Aucun smartphone ni ordinateur grand public n'est fabriqué en Europe à grande échelle : ici, l'autonomie passe moins par l'usine que par la durée — faire durer, réparer, reconditionner — et par la maîtrise logicielle des appareils qu'on achète ailleurs.